Les journées du patrimoine : la face cachée de l’histoire

» Posté dans Tourisme

Les journées européennes du patrimoineLes Journées européennes du patrimoine font progressivement la promotion des deux journées phares de l’évènement, le 15 et 16 septembre 2012 en France. Si le ministère de la Culture et de la communication annonce l’ouverture du site officiel pour le 29 juin 2012, la stratégie e-marketing très orientée réseaux sociaux bat déjà son plein sur Facebook et Twitter depuis le 17 février dernier, date de l’annonce officielle de l’accroche aux résonances particulières : celles des « patrimoines cachés ». Le concept visuel symbolique est d’ores et déjà débattu par les amateurs, qui recherchent d’éventuelles thématiques au travers de l’affiche dévoilée sur la toile le 29 mai.

Origines conceptuelles cachées

L’affiche officielle des Journées européennes du patrimoine a été réalisée dans le cadre d’une commande publique en partenariat avec le Centre National des Arts Plastiques (CNAP). L’atelier graphique de conception en communication retenu pour le projet se nomme « Les Graphiquants ». L’objectif est d’amener le public à explorer par lui-même les coulisses d’un patrimoine « souterrain » dans une approche intellectuelle différente et inédite. A ce titre, les 29èmes journées européennes du patrimoine font référence à l’esprit réputé vagabond de Marcel Proust, qui préférait évoquer l’exploration intérieure de la découverte plutôt que la recherche systématique de trésors enfouis.

Enjeux et orientation thématique

Les 29èmes Journées européennes du patrimoine proposent donc au public d’explorer leur environnement par le biais de jeux de lumières ludiques et intuitifs. Honneur est fait aux artisans restaurateurs et autres services d’archives, qui ouvriront leurs portes au public. Chacune des facettes de l’événement fera l’objet d’une attention particulière, dans la recherche systématique de « traces invisibles » au premier coup d’œil. Le patrimoine méconnu du grand public est ainsi revalorisé au travers de quatre dimensions caractéristiques du projet.

Dans un premier temps, le « patrimoine souterrain » souvent ignoré voire méconnu qui dispose pourtant d’une histoire riche d’enseignements, du patrimoine religieux jusqu’à l’ère militaire et industrielle. Vient ensuite le patrimoine enfoui, suscitant par définition la convoitise et dont les contraintes réglementaires draconiennes ont longtemps posé le problème de l’accès à la mémoire collective de ces sites protégés.

Troisièmement, le patrimoine militaire, porteur encore aujourd’hui des stigmates de deux guerres mondiales coûteuses en vies humaines. Certains sites semi-enfouis ou interdits d’accès au public sont réhabilités au cours de l’événement, car porteurs d’une valeur mémorielle et patrimoniale inestimable. Pour terminer enfin, le patrimoine en hauteur, dont les détails insolites et les parcelles d’histoire revisitées au détour d’une promenade permettront au public de renouer des liens avec l’artisanat et les différentes techniques de conservation des monuments.

Image: Roman Sigaev – FotoliaSimilar Posts:

© 2014 Atlantech